Deux-roues motorisés : moins de temps dans les files, moins d’impact sur l’environnement

Pour la Fédération belgo-luxembourgeoise de l’Automobile et du Cycle (FEBIAC), se déplacer en moto ou en scooter entre son domicile et son lieu de travail permet non seulement de gagner du temps mais également de réduire l’impact sur l’environnement : un argument supplémentaire pour promouvoir les deux-roues motorisés comme solution aux problèmes de mobilité.

Moins de temps on prend pour parcourir un trajet, moins l’impact sur l’environnement est important. Logique, mais en pratique, il en va souvent autrement dans les files et les centres-villes. Une moto ou un scooter permet de rouler entre les files de voitures et donc d’arriver plus vite à destination. « Cela signifie aussi qu’une moto ou un scooter reste moins longtemps dans la circulation et brûle moins longtemps du carburant. Le trafic typique dans les files, fait d’arrêts et de redémarrages, augmente la consommation. Les deux-roues motorisés ont pour leur part une vitesse constante », déclare Stijn Vancuyck, conseiller deux-roues motorisés de FEBIAC. « De plus, le trafic lié à la recherche d’une place de parking n’existe pas. »

En 2011 déjà, FEBIAC avait demandé à Transport & Mobility Leuven de calculer le coût externe des émissions d’une moto par rapport à celui d’une voiture moyenne. Le coût d’émission représente dans ce cas la conversion de la pollution environnementale en coût pour la société et il s’avère que celle-ci était inférieure de 20 % pour la moto. Une simulation a montré à l’époque que si 10 % des voitures étaient remplacées par des motos sur le trajet entre Louvain et Bruxelles, le coût total des émissions pourrait être réduit de 6 %, dont 1 % est dû au remplacement proprement dit des voitures par des motos et 5 % sont attribués à une circulation plus fluide.

Euro4

Les normes environnementales imposées par l’Union européenne aux voitures, aux motos et aux scooters sont toujours plus strictes. Toutes les motos et tous les scooters mis actuellement sur le marché doivent répondre à la réglementation Euro4 et toujours y satisfaire après 35 000 kilomètres. Afin de réduire l’impact sur l’environnement, les voitures sont de plus en plus souvent équipées de systèmes start-stop qui coupent automatiquement le moteur une fois que le véhicule est à l’arrêt et qui le relancent dès que la pédale d’accélérateur est enfoncée. Des systèmes de ce type existent aussi pour un certain nombre de scooters.
Ces mesures européennes et les adaptations techniques ont un effet positif mais les problèmes liés à la circulation restent bien présents et ne font même que se multiplier. Les files sont non seulement plus longues en termes de kilomètres mais le temps passé dans les embouteillages est également plus long. Sur certains tronçons des rings de Bruxelles et d’Anvers, la congestion est quasi permanente. C’est pourquoi l’utilisation d’une moto ou d’un scooter reste une alternative intéressante pour réduire à la fois le temps de déplacement et l’impact environnemental.

Trafic urbain

En ce qui concerne le trafic urbain, les pouvoirs publics ont donné en septembre 2011 la possibilité aux cyclistes et aux conducteurs de deux-roues motorisés d’avoir accès aux voies réservées aux bus. Ceci n’est toutefois autorisé que pour autant que des symboles représentant ces usagers soient visibles sur ou en dessous des panneaux qui indiquent les couloirs de circulation pour les bus. L’ouverture de ces voies permet également de désengorger la chaussée. Si cette possibilité est proposée et si une partie des automobilistes troquent leur voiture pour un scooter ou une moto, la pression du trafic et donc la pression environnementale dans les centres-villes seront réduites.

Enfin, l’utilisation de motos et de scooters entièrement électriques garantit le plus faible impact écologique au niveau local. Différents constructeurs proposent déjà des engins de ce type. Pour le moment, l’autonomie est limitée (100 à 150 kilomètres par recharge) mais les choses pourraient changer à l’avenir avec le développement des batteries (capacité plus élevée et encombrement réduit). L’intérêt pour les scooters électriques a en tout cas été très marqué au cours du dernier Salon de l’auto et de la moto.

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