Le secteur de motos et scooters s’apprête à adopter la norme Euro 5

Les deux-roues motorisés qui seront lancés sur le marché à partir du 1er janvier 2020 devront répondre aux exigences de la norme Euro 5. La transition de la norme Euro 4 vers la norme Euro 5 implique une réduction d’un tiers environ des émissions polluantes.

Dès le 1er janvier 2020, les nouveaux deux-roues motorisés (cyclomoteurs) devront satisfaire à la norme Euro 5. En vertu de cette norme, les valeurs d’émissions des véhicules devront être abaissées d’un tiers environ par rapport à celles de la norme Euro 4 actuellement en vigueur. Avec cette nouvelle norme, les motos et scooters devront respecter les exigences européennes déjà adoptées pour les voitures. Ces normes seront aussi déterminantes pour l’accès aux zones basses émissions. Pour FEBIAC (la fédération belge et luxembourgeoise de l’automobile et du cycle), cette adaptation est une évolution logique. « Les zones basses émissions ne disparaîtront pas », note Stijn Vancuyck, conseiller deux-roues motorisés auprès de FEBIAC.

Tous les efforts contribuent à l’amélioration de la qualité de l’air, mais la quote-part des motos et scooters au niveau des émissions est limitée. Sur un parc de véhicules d’environ 7 millions d’unités, les motos et scooters représentent seulement 7 % de l’ensemble avec leurs 490 000 unités. Le nombre de voitures particulières s’élève à quelque 5,9 millions alors que les camions et les tracteurs représentent près de 950 000 unités. Par ailleurs, le kilométrage moyen annuel des motos et scooters est sensiblement inférieur à celui des voitures : de 2 000 à 4 000 km environ contre plus de 14 000 km. Stijn Vancuyck souligne également que les motos et scooters sont moins concernés par les phases répétées d’arrêts et de redémarrages dans les embouteillages, qui augmentent les émissions (les deux-roues motorisés peuvent en effet remonter les files de voitures quand la vitesse de la circulation est inférieure à 50 km/h), mais aussi par la recherche de places de stationnement en agglomération.

 

Conséquences

Quelles sont les conséquences de l’entrée en vigueur de la norme Euro 5 pour les deux-roues motorisés ? La norme Euro 5 implique des adaptations techniques aux moteurs thermiques. Avec les normes précédentes, d’importantes avancées avaient déjà été réalisées afin d’abaisser les valeurs d’émissions, notamment via le remplacement des carburateurs classiques par des systèmes d’injection et l’adoption de catalyseurs. Le principal défi consistait alors en la miniaturisation de ces systèmes. Sur une moto ou un scooter, l’espace disponible pour les intégrer est en effet réduit et les cylindrées sont également inférieures à celles des voitures. Les constructeurs ont pu profiter à cet égard des avancées du secteur automobile, où les plus petites voitures devaient également être dotées de ces catalyseurs. La norme Euro 5 exige une nouvelle adaptation technique. Les constructeurs cherchent notamment des solutions du côté de la technologie du turbo et de la distribution variable. Ces solutions doivent réduire la consommation, et donc les émissions. Sur le plan technique, cette voie est également envisageable pour les motos et les scooters, mais elle entraînera une complexité accrue et un coût en hausse.

 

Électrique

La norme Euro 5 ne s’applique pas aux cyclomoteurs, scooters et motos électriques. Leurs valeurs d’émissions dans la circulation sont nulles. Pour la circulation urbaine et les zones basses émissions, ces motos et scooters constituent une solution intéressante. Au cours de ces dernières années, l’offre en deux-roues motorisés électriques s’est sensiblement développée, essentiellement dans la catégorie des cyclomoteurs de classe B. Par rapport à la même période de 2018, les immatriculations de scooters et motos électriques ont augmenté cette année de 15 % sur la période de janvier à octobre. Ces véhicules électriques représentent désormais près de 2 % des motos et scooters neufs.

En Flandre, les autorités accordent jusqu’à la fin de l’année une prime à l’achat d’un véhicule zéro émission. Pour une moto ou un scooter, la prime peut s’élever à 1 500 euros (avec un maximum de 25 % du prix catalogue). Pour un cyclomoteur de classe B, elle peut atteindre 750 euros (avec là aussi un maximum de 25 % du prix catalogue). Tout acheteur passant commande avant le 31 décembre d’un cyclomoteur, moto ou scooter électrique (le bon de commande faisant foi) peut demander à bénéficier de la prime jusqu’au 31 octobre 2020. FEBIAC s’étonne par ailleurs de la suppression de cette prime juste au moment où ce marché se développe, tant au niveau des chiffres que de l’offre.

 

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