Semaine de la mobilité: FEBIAC met également en avant les deux-roues motorisés

La Semaine européenne de la mobilité se déroulera du 16 au 22 septembre 2018 et mettra l’accent sur les alternatives à la voiture. Dans ce cadre, FEBIAC estime que les deux-roues motorisés sont souvent oubliés parmi les solutions aux problèmes de mobilité. La fédération souhaite inclure les motos et les scooters dans le débat sur la mobilité.

 

De multiples problèmes de circulation sont quotidiennement signalés sur les routes belges et plus spécifiquement aux heures de pointe — bien que la congestion augmente également pendant le reste de la journée. Cela « coince » sur les échangeurs autoroutiers. Dans les villes, les rues et les routes sont trop souvent embouteillées. Ces embarras sont entre autres dus aux chantiers routiers, aux accidents ainsi qu’à une infrastructure qui n’est plus en mesure de répondre à l’augmentation du trafic. Du 16 au 22 septembre, les autorités ont l’intention d’attirer l’attention sur cette problématique dans le cadre de la Semaine européenne de la mobilité. Durant cette semaine, les Régions, les villes et les communes souhaitent faire découvrir aux usagers de la route des modes de transport alternatifs tels que le covoiturage, la voiture partagée, le vélo, le bus, le patin à roulettes, etc.

FEBIAC, la Fédération belge et luxembourgeoise de l’automobile et du cycle, s’étonne que cette liste ne comprenne pas les deux-roues motorisés (motocyclettes, scooters, cyclomoteurs). «Pourtant, les deux-roues motorisés offrent de nombreux avantages, en particulier pour les trajets domicile-travail sur les moyennes et longues distances», explique Stijn Vancuyck, conseiller de la FEBIAC pour les deux-roues. «Pour ces déplacements, les deux-roues motorisés restent le seul moyen de transport qui vous amène directement de porte à porte, sans embouteillage ni problème de stationnement.»

 

Avantages de la moto et du scooter

1) Dans les embouteillages, les motos et les scooters peuvent circuler entre les files de voitures à condition que la vitesse ne dépasse pas 50 km/h et que la différence de vitesse entre eux et les voitures n’excède pas 20 km/h. Il y a quelques années, une étude de Transport & Mobility Leuven a démontré que la longueur des embouteillages diminue et qu’ils se résorbent plus rapidement si un certain nombre d’automobilistes passent à la moto ou au scooter (‘Pendelen per motorfiets, een impactanalyse’ (‘Navette à moto, analyse d’impact’), 2011 – voir annexe au communiqué de presse). Il suffirait que 10 % des navetteurs automobilistes passent au deux-roues motorisé pour réduire de 40 % la longueur et la durée des embouteillages.

 

2) En ville, les conducteurs de motos, scooters et cyclomoteurs peuvent facilement se faufiler dans la circulation et arriver plus rapidement à destination. Ils passent donc moins de temps dans le trafic et émettent par conséquent moins de gaz d’échappement que les autres véhicules. Stijn Vancuyck souligne que l’offre de scooters et de motos électriques est en pleine croissance. Ces véhicules sont parfaitement adaptés à la circulation urbaine (zones à faibles émissions, etc.).

Par ailleurs, la législation prévoit la possibilité d’ouvrir les couloirs d’autobus aux deux-roues motorisés, à condition qu’un panneau additionnel spécifique soit installé. Malheureusement, cette solution n’a pas encore été appliquée.

 

3) Une moto ou un scooter occupe moins d’espace de stationnement. Dans plusieurs villes, ils bénéficient déjà de places de parking séparées. FEBIAC préconise d’augmenter le nombre de places de stationnement pour les deux-roues motorisés et de leur permettre de se garer dans les parkings (dans certains cas, les motos et les scooters ne sont pas admis parce que les détecteurs des barrières ne les reconnaissent pas).

«On peut garer une moto ou un scooter sur le trottoir à condition d’y laisser suffisamment d’espace pour les autres usagers. Vous pouvez donc toujours vous garer près de votre destination», poursuit Stijn Vancuyck.

 

(4) Les automobilistes peuvent, sous certaines conditions, utiliser une moto ou un scooter sans permis de conduire spécifique : ils doivent posséder leur permis de conduire B depuis au moins deux ans, la cylindrée ne doit pas dépasser 125 cm3 et la puissance 15 ch. Dans la pratique, ce type de motos et scooters se montrent très utiles pour se faufiler dans le trafic. (Les conducteurs ayant obtenu leur permis B après le 1er mai 2011 sont tenus de suivre quatre heures de cours, sans examen. Cette mesure garantit que chaque nouvel utilisateur soit bien préparé avant de se lancer sur la voie publique).

 

Des avantages financiers

Les conditions météorologiques et le coût d’une moto ou d’un scooter dissuadent de nombreux conducteurs d’envisager le deux-roues motorisé pour remplacer la voiture. Face à ces réticences, FEBIAC avance les arguments suivants :

 

1) Pour les motocyclistes et les conducteurs de scooter, il existe des vêtements coupe-vent et imperméables adaptés qui leur permettent d’utiliser les deux-roues motorisés dans le trafic, même par temps froid ou pluvieux. Aujourd’hui, il existe également une large gamme de vêtements garnis de bandes réfléchissantes et de surfaces fluorescentes bien visibles pour les autres usagers de la route.

 

2) Le gouvernement rend la conduite de motos et de scooters fiscalement attrayante : les cylindrées jusqu’à 250 cc sont exonérées de la taxe de circulation annuelle, et les déplacements domicile-lieu de travail et professionnels à moto ou en scooter sont déductibles à 100 % de l’impôt sur le revenu des particuliers (achat du véhicule et de la tenue, essence, entretien, dépannage, etc.)

 

 

 

3) La conduite d’une moto ou d’un scooter n’est pas nécessairement coûteuse. On trouve déjà des motos 125 cc neuves à moins de 2 500 euros, et des motos de classe moyenne (y compris pour le permis de conduire A2) à partir de 5 000 euros. Ces motos et scooters ont aussi l’avantage d’être plus légers et plus étroits, ce qui facilite la conduite dans la circulation. Et Stijn Vancuyck de conclure : «En outre, la Flandre ne prélève aucune taxe de circulation sur les motos et scooters électriques. De plus, le gouvernement flamand accorde également une prime zéro émission aux cyclomoteurs (classe B) et aux motocyclettes électriques, d’un montant respectif de 750 € et 1500 € (avec un maximum de 25 % du prix catalogue).»

 

 

 

 

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